Yvan Bourgnon et Marc-Olivier Fogiel sur RTL. . © Crédits photos communiqué de presse RTL/Geneviève Badiou

Yvan Bourgnon raconte son exploit de l’océan Arctique : “Je me suis retrouvé face à face avec un ours”

A 46 ans, Yvan Bourgnon a réussi un défi titanesque : faire 7 500 km et passer 70 jours dans les eaux glacées de l’océan Arctique, seul, à bord d’un catamaran. Et des frayeurs, il en a eu…

Interviewé par Marc-Olivier Fogiel sur RTL, le navigateur suisse Yvan Bourgnon est revenu sur son exploit : parcourir 7 500 kilomètres dans les eaux glacées du nord. Personne avant lui n’avait réalisé cet exploit unique.

“Vous êtes en tongs, les séquelles ?”, demande Marc-Olivier Fogiel :
Mes pieds sont gelés en fait, tous les doigts de pied sont gelés…Je vais voir un médecin, j’espère que je ne vais pas en couper 1 ou 2… oui c’est possible le petit doigt de pied est complètement gelé, mais… je ne vais pas me plaindre, j’ai choisi d’y aller… le plus important c’est d’être revenu en vie…“.

J’ai été en danger de mort

Parfois ça peut dégénérer, comme ça s’est passé pour moi… au lieu de faire un défi en 45 jours ça a duré 70 jours bloqué dans les glaces pendant 3 semaines… donc déjà des grandes frayeurs au milieu de ces glaçons… à 3 reprises je me suis retrouvé dans un endroit où je voyais les glaçons arriver, de droite, de gauche… il restait que quelques mètres… et quelques secondes après j’allais me faire broyer par ces glaçons suffisamment puissants pour que le bateau ne puisse pas résister à ça… le danger c’est l’eau, à 0, -2, -3°, se retrouver à l’eau c’est la mort certaine…“, explique Yvan Bourgnon qui a eu la peur de sa vie, à cause d’un ours :
Jusqu’au bout ça a été un peu tendu ! …je suis en train de dormir. Tout d’un coup le bateau pivote sur le nez… je me lève et en fait c’est un ours polaire qui est à 3 mètres de moi et qui se dresse sur le bateau avec ses 2 pattes avant. Là, je me mets à trembler de tout mon corps et j’essaye d’utiliser mon arme tirer en l’air pour lui faire peur, il ne bouge pas… tu te retrouves face à face à la bête… ça a duré 2/3 mn mais j’ai, heureusement il a fait demi-tour il est parti, mais pendant 1h ou 2 après j’avais encore les jambes qui tremblaient…”, raconte le sportif.

Il faut savoir arrêter les conneries à 46 ans

A la question du journaliste “Quelle leçon que vous tirez de tout ça ?”, Yvan Bourgnon conclut :
Et bien c’est qu’il faut savoir arrêter les conneries à 46 ans et envisager maintenant des choses un peu plus raisonnables et puis de partager l’aventure et se dire que rien n’est impossible dans la vie, on peut vivre des choses intenses et merveilleuses, ça a été mon cas aussi parce qu’il y a eu beaucoup d’animaux marin, une nature complètement dingue… j’ai vécu des moments exceptionnels et c’est ancré à vie évidemment…“.