Un comédien accuse Hanouna de banaliser le harcèlement

  • Carole Roldane
  • 5 décembre 2016

Greg Allaeys, comédien et intervenant dans les collèges au sujet du harcèlement, avait quelque chose sur le coeur. Il avait des choses à dire et il a poussé un gros coup de gueule en forme de lettre ouverte publiée sur Facebook, à l’intention de Cyril Hanouna et Touche Pas à Mon Poste. L’acteur de terrain est fatigué de voir son travail saboté par les comportement de l’animateur envers ses chroniqueurs, qu’il accuse de banaliser le harcèlement.

TPMP banalise le harcèlement

Il ne s’attendait peut-être pas à ce que sa diatribe soit partagée plus de 22.000 fois ou aimée par plus de 42.000 personnes, mais Greg Allaeys voulait faire passer un message à TPMP et au « petit roi du PAF ». L’intervenant lillois dénonce les façons de faire du trublion de C8, qui vont à l’encontre de ce qu’il essaie d’enseigner aux plus jeunes. « Nous sommes usés et fatigués de constater que tout le travail de fond que nous faisons est sapé par un individu qui n’a peut-être pas conscience que, ce qu’il fait en direct dans son studio parisien, a des conséquences directes dans les cours de recrée et sur les vies des enfants », déclare-t-il en pointant du doigt Cyril Hanouna.

De quoi parle Greg Allaeys exactement ? Sans citer personne, il fait allusion à la façon de traiter son chroniqueur Matthieu Delormeau, dont les humiliations ont déjà fait polémique plusieurs fois : « Tout ce que tu fais impunément contribue à banaliser le harcèlement, le tout légitimé par ton chroniqueur sous emprise et contrat de travail. (…) NON, humilier quelqu’un même « pour rire » ce n’est pas normal ». Il poursuit sans oublier la polémique du bisous forcé de Jean-Michel Maire : « Et embrasser une fille ou un garçon sans son consentement non plus ».

Un mauvais exemple pour les plus jeunes

Le comédien continue son coup de gueule contre une télé qui donne le mauvais exemple selon lui : « Ces humiliations répétées, cette petite torture psychologique, cette stigmatisation des individus perçus comme « faibles »(…). Cette violence verbale ou physique qui, au mieux, peut foutre en l’air une scolarité et, au pire, pousser un scolaire à se foutre en l’air », écrit-il tout en notant : « C’est que tu es très regardé par cette population influençable de collégiens ». 

A travers ses interventions il a pu constater : « que les « harceleurs » en culotte courte nous font les mêmes réponses que toi, adulte mature : « c’est pour rire ». La même réponse que ceux qui ont poussé cette gamine au suicide ou cet autre enfant à s’immoler par le feu ». Il conclut en demandant si la vie d’enfants n’a pas moins de valeur que quelques spots publicitaires aux yeux du king autoproclamé des audiences.