Coronavirus: La troisième vague en France? Ces chiffres qui inquiètent

Les récents chiffres annoncés par les autorités font craindre une troisième vague en France. Qu’en est-il vraiment ?

Coronavirus: La troisième vague en France? Ces chiffres qui inquiètent
Source : Youtube

Alors que les nouveaux cas de coronavirus ont augmenté hier mardi et que le variant anglais fait craindre des reconfinements locaux, un conseil de défense sanitaire avait lieu ce mercredi 24 février à l’Élysée. Est-ce que nous sommes prêt d’une troisième vague ? C’est ce que la rédaction de LD People a décidé de voir. Vous êtes prêts ?

Coronavirus: Un taux de positivité élevé dans de nombreux départements

Comme vous le savez sûrement, c’est du côté des Alpes-Maritimes que le taux d’incidence est le plus élevé en France (588 pour 100 000 habitants). C’est d’ailleurs pour ça que de nouvelles restrictions ont été annoncées dans ce département. le préfet des Alpes-Maritimes, Bernard Gonzalez, a annoncé la mise en place d’un confinement partiel; Même niveau d’inquiétude à Dunkerque, dans le Nord, où le taux d’incidence était estimé cette semaine à 658 cas pour 100 000 habitants. Là aussi, il est possible de voir des annonces dans les toutes prochaines heures. Mais quid des autres départements ? La rédaction de LD People va vous en dire plus.

Ainsi, en Moselle, le taux d’incidence est aussi assez élevé. Les chiffes s’élèvent à 283 contaminations pour 100 000 habitants, c’est bien plus que pour le Grand-Est (175). Ces chiffres sont assez proches de ceux que l’on peut voir en région francilienne et bien-sûr, du côté de Paris. Celui-ci ne fait que grimper (256 cas pour 100 000 habitants au 18 février). Il y a également danger du côté des Hautes-Alpes (250 cas pour 100 000 habitants), les Bouches-du-Rhône (346), l’Aisne (262,3), ou l’Occitanie (209,9). La troisième vague est pas loin, il faut le dire.

Des variants de plus en plus présents

Si le taux de positivité est assez préoccupant dans certains endroits de la France, le taux de pénétration des variants l’est tout autant. Ainsi, on peut d’ores et déjà vous dire que du côté de Dunkerque, qui est plutôt proche de l’Angleterre, la souche britannique représente désormais au moins 72% des cas. C’est ce qu’a annoncé Olivier Véran il y a quelques jours. Pour ce qui est des Alpes-Maritimes, il y a environ 30 à 50 % des cas qui sont détectés sur place cas détectés seraient liés au variant anglais. En Moselle par contre, c’est la présence du variant Sud-Africain qui est le plus présent : « plus d’un tiers des cas en circulation serait d’origine sud-africaine », selon les précisions du ministre de la Santé.

Dans la région francilienne, le taux de pénétration des variants est en forte augmentation depuis quelques jours. On passe de 15 à 20% en début de mois, à 45 à 50% aujourd’hui. D’autres régions se sont alarmées ces derniers jours de voir le variant britannique devenir majoritaire. C’est notamment le cas en Bretagne, où il représente désormais jusqu’à 3 contaminations sur 5. Selon les prévisions, le variant Britannique pourrait être majoritaire en France dans les prochaines semaines. Et c’est pour ça, que tout le monde a peut d’un reconfinement. Vous aussi vous avez peur ?

Coronavirus: Que faire face à ce rebond ?

Face à ses chiffres assez alarmants, que faut-il faire ? Confiner directement et tenter de stopper la contamination ou tenter de gagner du temps ? Chez nos confrères de LCI, Gabriel Attal a donné une première réponse : « la stratégie, c’est de faire en sorte de maintenir un niveau de contaminations maîtrisé pour ne pas avoir à reconfiner« . Des mots qui nous font penser à ceux d’Olivier Véran il y a quelques jours de cela : Nous espérons gagner assez de temps pour éviter un confinement ». Comme vous le comprenez donc, la stratégie du gouvernement c’est de pouvoir tout faire pour reconfiner la France. Quand on connaît l’état psychologique des Français, on peut comprendre.

Coronavirus: Mais d’un point de vue médical, est-ce vraiment la meilleure solution ? Pour de nombreux spécialistes, ce n’est pas le cas. On prend notamment l’exemple du Pr. Gilbert Deray, chef du service de néphrologie à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris, qui explique qu’il fallait prendre exemple sur l’Italie : « Est-ce qu’il aurait mieux fallu, comme en Italie en décembre, fermer le pays pour quatre à six semaines et remettre les compteurs à zéro pour mieux redémarrer ou faire comme on l’a fait là ? Ma conviction, c’est qu’on n’a pas bien fait ». Il précise ensuite :« Est-ce que c’est mieux ce qu’on a là pendant six mois ou court pendant un mois ? ». Et vous, qu’en pensez-vous ? Nous on pense que sans confinement ce serait mieux.


Mieger Tristan

Passionné depuis tout petit par l'écriture et la musique (même la plus obscure) et de nature très curieuse, je m'intéresse à tous les sujets ! J'aime également les nouvelles technologies et le développement web qui ont été une révélation pour moi.