Emmanuel Macron: la contradiction des messages pendant la pandémie dévoilés au grand jour

Emmanuel Macron: la contradiction des messages pendant la pandémie dévoilés au grand jour

  • Marie P.
  • 29 mai 2020

Emmanuel Macron: Certaines enquêtes réalisées en France durant le confinement révèlent un regain de confiance envers le président de la République et le premier ministre, qui a augmenté de 4 points par rapport à la précédente période, ce qui se passe habituellement en cas de crise. D’ailleurs elle avait augmenté de 8 point suite aux attentats qui avaient frappé la capitale en 2015.

En Allemagne par exemple, 60% des sondés approuvent l’action d’Angela Merkel ce qui représente une hausse de 11 points par rapport à l’avant-crise.

Pourquoi la hausse est-elle plus modeste en France ? Au début de la crise sanitaire en France, le gouvernement est encore aux prises avec les revendications sociales des gilets jaunes.

La gestion d’une crise contient deux facettes et la première comprends soit des mesures sécuritaires pour gérer les attentats ou bien des plans sanitaires de grande ampleur en cas de pandémie.

 

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Ce 1er mai ne ressemble à aucun autre. Et pourtant, c’est bien grâce au travail, célébré ce jour, que la Nation tient. #FranceUnie

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Mais pour que les citoyens adhèrent à ces actes, il faut une action symbolique, en faisant appel aux émotions des français et ils se montreront plus enclins à accepter une décision. Par exemple la participation des Français lors de la marche républicaine du 11 janvier 2015 ou l’adhésion massive des citoyens à la proposition de déchéance de nationalité pour les terroristes condamnés présentée par le Président Hollande le 16 novembre 2015.

Les symboles sont des images, rituels, figures de style, objets, musique …  qui ont une forte signification et sont reconnaissables par le public. 

Mais les citoyens peuvent percevoir cette utilisation de symboles comme une manipulation.

Quant aux discours d’Émmanuel Macron, ils ont été assez longs de puis le début de la crise : pas moins de 25 minutes le 16 mars et 27 minutes le 13 avril, et le vocabulaire était recherché et dense, ce qui complexifie le message.

Pour comparer François Hollande faisait des allocutions de 5 minutes maximum suite aux attentats de 2015.

Le Conseil italien Conte a fait un discours de neuf minutes le 11 mars et Angela Merkel, un discours de 12 minutes, les 19 mars.

Plus le discours est concis, plus il est clair.

Il est compliqué de s’y retrouver pour la population dans un discours contradictoire.

C’est ce qui se passe d’ailleurs au Royaume-Uni depuis l’allocution solennelle du 10 mai de Boris Johnson sur l’assouplissement du confinement et les injonctions contradictoires de rester chez soi et d’aller travailler …

Autre contradiction, Emmanuel Macron a assené le mot « guerre » plusieurs fois le 16 mars, tout en parlant d’aller « faire ses courses », faire de l’activité physique, puis il propose aux citoyens de faire de la lecture. De telles contradictions rendent le message initial plus faible.

Me rôle d’un président est d’annoncer le confinement mais pas les possibilités d’activités et la « guerre » ne signifie pas la même chose pour toutes les catégories de population.

Suite au discours martial, arrive un discours de « sortie de guerre.

Le président Macron y parle d’espoir (« l’espoir renaît »), de « refondation », de « préparer l’après », de « rebâtir notre économie », de « bâtir un autre projet dans la concorde », ainsi que d’un « projet français ».

Mais les références historiques ne sont pas à la portée de tous.

Par exemple, ’allusion aux « Jours heureux » (un programme mis en place par le Conseil national de la Résistance à partir de 1943 et qui a guidé la reconstruction dans l’immédiat après-guerre en France) ainsi que le jeu de mots avec les « jours meilleurs » s’adresse aux initiés.

Les références symboliques ne peuvent donc pas être comprises par tous et crée la confusion dans le discours du président.