Emmanuel Macron son énorme "coup de gueule" en Conseil des ministres dévoilé

Emmanuel Macron son énorme « coup de gueule » en Conseil des ministres dévoilé

  • Valerie Hommez
  • 24 juin 2020

Le coup de colère d’Emmanuel Macron, en plein Conseil des ministres. Visiblement agacé, le président de la République semble irrité par des pseudos-conseillers qui se permettent de rapporter des propos totalement faux.

« J’en ai marre », seraient les paroles qu’Emmanuel Macron aurait prononcé lors du Conseil des ministres qui se tenait ce dernier mercredi, et qui souhaitait montrer son exaspération. Il semblerait bien qu’une tension extrême existe au niveau du gouvernement et du Chef de l’État qui a poussé un véritable coup de gueule. Selon les informations du Parisien paru ce lundi 22 juin, Emmanuel Macron aurait en effet tenu ses propos « Je continue à lire dans les gazettes ce que je pense. J’en ai marre des pseudo-conseillers ministériels qui passent leur temps à dire ce que je n’ai pas dit ».

Subissant une pression énorme depuis quelques mois, notamment due à la pandémie de coronavirus et à la crise sanitaire qui a secoué le monde et la France, Emmanuel Macron semblerait fatigué des critiques. Alors que se profile un remaniement ministériel qui met en ébullition tout le petit monde proche du chef de l’État, chacun semble jouer sa carte pour se positionner dans l’optique d’obtenir éventuellement un nouveau portefeuille ou de garder le sien.

Mais la décision la plus attendue que devra prendre Emmanuel Macron est de savoir s’il maintiendra Édouard Philippe dans sa fonction de Premier ministre. Depuis quelques jours, le principal intéressé ne communique que de façon épisodique, et ne répond à aucune question sur le sujet. Une difficile décision que devra prendre le président de la République et qui aura évidemment de grandes conséquences. 

Si le Premier ministre est très discret, d’autres, par contre, ce sont déjà exprimés sur le remaniement, comme le Ministre de l’Intérieur Christophe Castaner qui a ouvertement annoncé qu’il souhaitait garder son poste. Marlène Schiappa déclarait, elle, vouloir faire plus au sein du gouvernement, comme en sous-entendant, qu’elle souhaitait garder ses fonctions et qu’elle avait encore de grandes ambitions pour son ministère.

Alors que les élections municipales se profilent à l’horizon, avec un deuxième tour très attendu, le résultat de ce scrutin aura probablement des répercussions sur les choix qu’Emmanuel Macron aura à faire. Le chef de l’État semble dans une situation bien compliquée au vu des nombreux dossiers à gérer.

Si les décisions du gouvernement ont été très critiquées pendant la crise de la pandémie du covid-19, certains lui donnent des circonstances atténuantes du fait de la soudaineté de l’arrivée de la maladie et la rapidité avec laquelle il a avait fallu prendre des décisions avec des avis médicaux totalement contradictoires. La crise des masques de protection a également laissé des traces dans la mémoire des électeurs, et il faudra voir jusqu’où, elle aura véritablement marqué.

Si l’échéance de 2022 se profile à grand pas, le choix de maintenir ou de changer de Premier ministre semble aujourd’hui une décision de première importance, et qui aura des conséquences pour le reste de son mandat. Une récente enquête d’opinion qui établit une projection sur les élections présidentielles de 2022, donnerait comme résultats lors d’un face-à-face Macron /Le Pen, la chef de file du Rassemblement National en tête des intentions de vote.

Même si l’on sait que de telles enquêtes à 2 ans de l’échéance n’ont en réalité que très peu de valeur, et que le résultat des sondages ne se vérifie en fait jamais à 100 %, le jour de glisser son bulletin dans l’urne, il s’agit quand même d’une tendance qui devrait interpeller Emmanuel Macron. Cette prospection ressemble à s’y méprendre à un signal d’alarme pour le président de la République qui part ces chiffres devraient s’interroger sur un évident mécontentement de la population notamment concernant les dernières décisions prises par le gouvernement.

Alors qu’il était il y a quelques jours en Angleterre dans la capitale britannique pour commémorer le discours du Général de Gaulle, prononcé le 18 juin 1940 pour appeler à la France libre, c’est aujourd’hui vers un autre combat que le président de la République doit se diriger en faisant des choix qui ne feront pas l’unanimité. Lors d’une de ses rencontres avec l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy, ce dernier lui avait livré une analyse pleine d’amertume.

À savoir que lorsqu’un Président limoge son Premier ministre, ce dernier le déteste pour 6 mois et que, celui qu’il nomme à sa place le détestera 6 mois plus tard. Une manière de voir les choses qui montre bien la solitude de l’homme qui doit prendre des décisions, et qui de toute manière sera critiqué pour ces mêmes décisions. 

Il semble aujourd’hui presque impossible de dire quel visage aura le gouvernement dans quelques semaines, et quels seront les choix effectués par Emmanuel Macron, mais on peut imaginer qu’il est actuellement en train de réfléchir à la question, en consultant certaines personnes qui lui sont proches, et dont il écoute les conseils régulièrement.

De là, à les appliquer, il s’agit bien évidemment d’une autre question, puisqu’il reste le seul maître à bord. Mais, il est vrai que lors de ces derniers mois, il a régulièrement été en contact avec d’anciens présidents de la République ou des gens qui sont très habitué aux couloirs du pouvoir. La particularité de la décision que le président de la République doit prendre, c’est la situation de crise de laquelle nous venons à peine de sortir, et dont l’issue n’est pas encore certaine.

En effet, il est encore trop tôt pour tirer un bilan définitif de toutes les décisions prises lors de la crise du covid-19 qui a fait un grand nombre de victimes en France comme dans le monde entier d’ailleurs. Il faudra analyser avec précision et avec recul, si les actions du gouvernement ont été bénéfiques ou pas. Quoi qu’il est pu faire, Emmanuel Macron avant cette date, il semblerait bien qu’actuellement, cela soit sur ces décisions qu’il sera jugé. Il reste donc deux ans au président de la République pour asseoir son statut dans l’éventuelle optique d’une nouvelle candidature.

Ce petit coup de gueule poussé il y a quelques jours avait en tout cas le mérite de montrer qui était le patron, et que quand « on » parlait de lui, il souhaitait que ce soit sur des faits exacts.

Aujourd’hui, ce sont donc ses décisions qui sont très attendues, et qui seront analysées dans les moindres détails pour imaginer ce que sera la suite du mandat du 8e président de la 5e République.