Gérard Depardieu s’emporte contre la France

  • Carole Roldane
  • 22 septembre 2016

La vedette de cinéma français ne cache pas son désamour pour son pays d’origine depuis qu’il a été sacré citoyen russe par le président Vladimir Poutine en personne. Brut de décoffrage et habitué des déclarations polémiques, Gerard Depardieu fait encore parler de lui alors qu’il exprime son mécontentement envers la France dans un entretien auprès du journal italien Corriere della Sera.

Gérard Depardieu est toujours remonté contre la France

De passage de l’autre coté des Alpes pour la sortie italienne de son livre Innocent, l’acteur de 67 ans ne semble plus se sentir à sa place dans l’hexagone alors qu’il chante les louanges de son pays d’adoption et de son président, Vladimir Poutine, dont il semble apprécier le coté « hooligan ».

A la question de son sentiment d’appartenance à la France, l’acteur s’est tout de même emporté en déclarant : « Non, je suis un citoyen du monde. La France risque de devenir un Disneyland pour les étrangers, peuplé d’imbéciles qui font du vin et du fromage qui pue pour les touristes. Il n’y a plus de liberté, les gens sont manipulés ». 

Il continue sa harangue et partage encore une fois sa rancoeur envers les impôts français : « J’ai payé 150 millions d’impôts et je devrais continuer avec 87% de mon revenu pour aider à rembourser la dette nationale des politiciens inepte ». 

Il n’aime pas non plus le cinéma actuel, mais l’Italie oui

Mais Gérard Depardieu ne s’arrête pas là et s’en prend également au cinéma : « Le cinéma n’existe plus. Il y a un monde du divertissement, les gens, terrorisés par les Américains, ne savent plus quelle langue parler. Il y a dix stars et elles sont toutes américaines. Leurs films bourrés d’effets spéciaux sont des jeux, et le reste du cinéma a du mal à exister ».

Au final, seule l’Italie semble plaire un tant soit peu à l’acteur qui déclare : « heureusement, vous n’avez pas perdu votre culture et votre identité. Parce que vous êtes un pays jeune, né avec Garibaldi. Contrairement à la moitié de l’Europe qui avec la peur des migrants est devenue un peu fasciste ».