Gims révèle avoir été membre d'une secte islamiste, ses confidences édifiantes

Gims révèle avoir été membre d’une secte islamiste, ses confidences édifiantes

  • Valerie Hommez
  • 18, septembre 2020 à 18h18

Gims: ” Un véritable voyage intime, de Paris à Marrakech, en passant par les États-Unis, jusqu’à Kinshasa, sa ville natale “. C’est par ces mots que Netflix présente ce documentaire extraordinaire consacré au chanteur et rappeur : Gims.

Un film qui est sorti ce 17 septembre et qui retrace la vie de l’artiste qui a aujourd’hui 34 ans. Un homme qui en quelques années va connaître la gloire et la fortune. Mais dans ce document exceptionnel de 1 h 30, Gims fait des révélations fracassantes. Le rappeur affirme avoir fait partie d’une secte islamiste. Il raconte comment il s’en est sorti. Mais cette plongée au cœur de sa vie est également l’occasion de découvrir un homme pour qui la famille est essentielle. Papa de cinq enfants, l’homme aux lunettes noires se livre sans détour dans un documentaire qui devrait rencontrer un vif succès auprès de ses nombreux fans.

 

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Converti à l’Islam en 2004, l’artiste avoue que la foi lui a été d’un très grand secours. À une époque où il était perdu, la religion l’a aidé à trouver un sens à sa vie. ” Quand je me suis converti, je n’avais plus envie de boire, de fumer. C’était un cadre ” confie l’artiste. Mais cette période a également été celle, où il était très influençable. Dans ce documentaire aujourd’hui disponible sur Netflix, Gandhi Djuna, de son vrai nom, raconte comment en 2005, il a rejoint les frères du Tabligh, une secte islamiste.

” Quand je suis rentré dans cette religion, j’étais à la portée de n’importe quel gourou, j’étais un cœur pur et quelqu’un de mal intentionné peux te prendre sous son aile et faire de toi une arme ” se rappelle le chanteur. Une période durant laquelle Gims a fait partie du groupe Sexion d’Assaut, mais qui ne rencontre pas le succès à l’époque. Un peu déboussolé dans sa vie, le rappeur était très influençable. Il avoue ne pas avoir pris la mesure de ce qui se passait. Il avait donc mis sa carrière entre parenthèses pour se consacrer entièrement à la religion dans ce groupe qu’il qualifie lui-même de secte. Comme il le raconte dans ce film disponible sur Netflix, il fera la connaissance d’autres personnes qui ont terminé leur vie loin de la France : ” Des gens qui étaient là à côté de moi, ils se sont suicidés en Irak ” affirme Gims, ” Ça, ça m’a fait flipper “. Des événements qui l’ont décidé à s’éloigner définitivement de ce groupe religieux.

Une prise de conscience qui lui a également permis de se rencontrer sur sa musique. Un choix qui aura les conséquences que l’on connaît aujourd’hui. C’est finalement en 2013 qu’il rencontre le succès avec son album Subliminal, qui s’écoule à un million d’exemplaires. Depuis ce jour, Gims est devenu l’un des artistes incontournables de la scène du rap en France. Un long chemin parcouru depuis qu’il a vu le jour en 1986 au Zaïre (République démocratique du Congo). Issu d’une famille de musiciens, il arrive en France alors qu’il n’était encore âgé que de 2 ans. Dans ce documentaire, le réalisateur revient sur les années difficiles qu’il a connues. Ses parents vivaient en situation irrégulière sur le territoire et cette clandestinité était très pesante pour lui.

 

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On a trop souffert, j’vais pas merder maintenant croyez moi #focus ⚔️👑⚔️

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Dans un livre que Gims a publié, Vise le soleil, il explique qu’il fait partie d’une fratrie de quatorze enfants. Très tôt, il sera placé dans une famille d’accueil, avant de très rapidement devoir se débrouiller seul. Le rappeur se souvient de ces années faites de galère. Mais le jeune homme a soif de réussite. Il entame même des études de graphisme et de communication, en parallèle avec sa passion pour la musique. En 2010, il rejoint le groupe Sexion d’Assaut et en devient auteur compositeur et interprète. Mais c’est véritablement sa carrière solo qui le lancera au-devant de la notoriété. En 2013, il serait même l’artiste français le mieux payé juste devant Johnny Hallyday. Un parcours extraordinaire pour cet homme de 34 ans qui est devenu une méga star. Avec plus de 5 millions de disques vendus, des concerts gigantesques, mais aussi des paroles écrites pour d’autres artistes, il est devenu l’un des chanteurs les plus rentables de l’Hexagone. Une valeur sûre, suivie par plusieurs générations aux quatre coins de la France.

Si c’est dans ce pays que Gims a fait succès, il n’en porte toutefois pas la nationalité. En 2018, il avouait en effet que la citoyenneté française lui avait été refusée. Selon le magazine Closer, cette demande n’aurait pas été acceptée par l’état, car l’artiste serait marié deux fois. On lui connaîtrait une épouse, une jeune française vivant au Maroc de laquelle il n’est pas divorcé, alors qu’il est marié une seconde fois en France. Ainsi, selon le Code civil, il serait aujourd’hui polygame.

Ce film, qui lui est consacré, retrace sa vie de l’homme et aussi de l’artiste. Pendant presque deux ans, le réalisateur et ses équipes ont suivi la star jusqu’à son concert au Stade de France. ” Je serai le premier Africain et le premier rappeur, chanteur urbain à avoir fait le stade. Il y avait une chance sur combien ? Il y avait une chance sur combien ? ” répète-t-il sans cesse.

 

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” On voulait raconter son parcours qui va parler à beaucoup de monde, même au-delà de nos frontières. Son histoire est universelle, c’est cela qui a plus à Netflix. Gims, c’est un personnage qui se livre rarement. Pour moi, il est emblématique de l’époque dans laquelle on vit ” explique Éric Hannezo, le patron de la société de production française Black Dynamite en charge de ce projet. ” Le tournage s’est étalé sur presque deux ans, jusqu’à son Stade de France, il y a un an, comme point final. On l’a rencontré et on est très vite parti en tournage, car une dizaine de jours après le premier vrai contact, il y avait une possibilité de partir avec lui (…). On a pris un risque financier ” précise l’initiateur de ce documentaire.

Ce film est donc l’histoire d’un enfant qui a connu la misère la plus profonde et qui aujourd’hui est à la tête d’une immense fortune. Un parcours fait de rencontres et de combats sur lesquels il revient dans ce documentaire, disponible depuis ce 17 septembre, sur la plate-forme Netflix. Un projet qui a été mené par le journaliste et réalisateur Éric Hannezo, qui est aussi le créateur de la boîte de production Black Dynamite. Une société à qui on doit des documentaires comme Emmanuel Macron, les coulisses d’une victoire, ou encore Le K Benzema ou plus récemment Anelka, l’Incompris.