Interview : «Quand j’étais jeune, on pensait que j’étais lesbienne» : Florence Foresti

  • Carole Roldane
  • 3 décembre 2010

Elle se livre dans une interview sans concession !
C’est dans le magazine « Têtu » que l’humoriste préférée des Français 2010 (sondage TNS/Sofrès pour Stratégie), se livre totalement : Florence Foresti parle des femmes, des hommes, des gays, des lesbiennes, et d’elle-même bien sûr.

La différence entre l’humour à la française et à l’américaine :
«Peut-être que la différence entre leur humour et le nôtre, c’est que chez eux il y en a pour tous les goûts. Il y a l’humour caustique, l’humour commercial, l’humour communautaire qui s’adresse aux latinos, aux blacks, aux juifs, aux homos…»

Sa popularité auprès du public homo :
«Bon déjà, j’ai joué au Point Virgule, en plein Marais, pendant un an et demi, donc ça a créé des liens. C’est une population qui sort plus, qui parle plus, qui rit plus d’elle-même et des autres. Les filles qui me font hurler de rire sont en général lesbiennes. Ce n’est pas un cliché.»

On la croyait lesbienne :
«Quand j’étais jeune, on pensait que j’étais lesbienne, sans même essayer de me comprendre. Dès qu’une femme a du caractère et les cheveux courts, elle est forcément lesbienne. Ça veut bien dire que ça pose un problème aux hommes, enfin certains !»

Elle aime se moquer d’elle-même…
«Quand je fais la fille bourrée de 36 ans qui va en boîte et essaie de faire croire qu’elle en a 20, c’est moi. Quand je fais la maman pleine de principes qui dit « mes enfants mangeront bio, ils auront des jouets en bois», c’est encore moi. Enfin la connasse en moi ! »….

Et les hommes :
«Ils ont été tranquilles très longtemps, mais là on leur demande non seulement de rentrer le soir avec un salaire, d »être doux, intelligents, sympas, drôles, virils, créatifs, beaux, minces ! Ils savent enfin ce que c »est d »être une femme !».

Florence Foresti sera du 1er au 26 mars, au Palais des sports de Paris.