Jean-Luc Reichmann de retour dans Léo Matteï : “J’ai amené l’idée et je suis impliqué à 200 % dans le développement artistique de Léo Mattéï”

  • Carole Roldane
  • 18, novembre 2014 à 17h35

Le jeudi 11 décembre à 20h55, vous pourrez suivre deux nouveaux épisodes de la série Léo Matteï.
Jean-Luc Reichmann qui anime “Les Douze coups de Midi” sur TF1, s’amuse dans son métier d’acteur comme il l’explique dans l’interview ci-dessous.

LDpeople.com vous propose l’interview exclusif de Jean-Luc Reichmann :

Plus de six millions de téléspectateurs en moyenne ont suivi les premiers épisodes de «Léo Mattéï». Quel a été votre sentiment à la découverte de ces chiffres ?
Le plus grand plaisir ! Être en adéquation avec les télespectateurs est la plus belle récompense. J’ai ressenti une grande satisfaction à la vue de ces jolies audiences. Nous étions très heureux !

Parlez-nous des nouveaux épisodes. Quels sujets allez-vous aborder ?
En tant que père de famille, je suis entouré de jeunes au quotidien, et comme tout le monde, je lis les journaux, je suis l’actualité et il m’arrive de plus en plus souvent d’avoir très peur pour nos enfants. Je me suis dit qu’il fallait impérativement faire quelque chose. Faire de la prévention pour eux, pour nous parents, mais aussi donner de l’information pour toutes les générations. Par exemple, internet est un outil magique  mais qui peut se révéler terrifiant. Nous le montrons dans un épisode au cours duquel une jeune fille de 14 ans est manipulée par un pervers. Nous traitons également dans ces épisodes de la fugue de l’adolescent, l’enlèvement d’enfants ou encore du racket à l’école, malheureusement fort présent au quotidien.

Comment vous êtes-vous préparé pour ce rôle ?
J’ai été en immersion à la brigade de la protection des mineurs de Paris pendant quelque temps, quai de Gesvres. Depuis deux ans, nous travaillons main dans la main pour être le plus juste possible dans les divers aspects des métiers de la police : le port de l’uniforme, de l’arme, les gestes à effectuer… Nous nous sommes intéressés à la cyber-infiltration, à la façon de se mettre dans la peau des prédateurs et de s’infiltrer sur internet. Notre objectif est d’être au plus près de la vérité même si elle est parfois effrayante, afin de délivrer des messages réalistes aux enfants et aux parents. J’ai également perfectionné mon rôle en regardant les séries du monde entier. C’est un gros travail pour essayer non seulement d’installer une série, un personnage, mais surtout, pour défendre  une véritable création.

Avez-vous toujours la volonté de faire passer des messages positifs ?
Oui, même si les épisodes sont parfois sombres. Léo Mattéï est diffusé dans la case du jeudi soir, mais cette série s’adresse vraiment au grand public. Nous avons  envie de faire découvrir le fonctionnement de la brigade des mineurs,  pour mieux la comprendre si un jour, un enfant que l’on connaît de près ou de loin, est confronté à un vrai problème. Quoiqu’il en soit, les messages délivrés en fin d’épisodes sont toujours positifs et instructifs.
 
La vie privée de votre personnage a été peu abordée jusqu’à présent. Va-t-on en apprendre plus sur son parcours ?
Oui car nous avons constaté que les téléspectateurs avaient soif de connaître le passé de Mattéï et les raisons qui l’avaient conduit à la brigade des mineurs. On ne rentre jamais vraiment par hasard dans ce service, il y a toujours une blessure initiale, une interrogation… Nous avons donc creusé cet aspect afin d’offrir davantage d’émotion. Nous allons montrer un peu plus l’activité de la brigade de l’intérieur et développer les liens entre les personnages.

Vous jouez aussi bien dans des policiers que dans des comédies. Quel genre préférez-vous ?
J’aime travailler et donner le meilleur, peu importe le genre. Plus je travaille, plus j’ai envie d’aller loin et plus ça m’excite. En restant sur ses acquis, on prend le risque de se tarir ! J’ai toujours l’envie qui me pousse à vouloir surprendre, à me surprendre.

Visage incontournable de TF1, vous êtes aussi la personnalité télé préférée des Français en 2014. Comment avez-vous géré l’évolution de votre image auprès du public ?
Malgré toute la passion que je voue à mon métier, j’ai encore envie de grandir, de prendre du plaisir, de continuer à me faire peur, d’étonner ceux que j’aime et ceux qui m’aiment. C’est comme dans un couple, si vous n’êtes pas sincère, si vous ne surprenez pas l’être aimé au quotidien, vous tombez dans une monotonie, une régularité, un ennui. Il me faut toujours aller plus loin, prendre des risques. J’essaie donc d’être toujours à l’écoute des candidats, du public, des comédiens, des scénaristes pour pouvoir viser le meilleur. Ressentir un maximum d’émotions permet d’en offrir plus, toujours plus.
 
Quelle est votre implication dans la production de cette série ?
J’ai amené l’idée et je suis impliqué à 200 % dans le développement artistique de Léo Mattéï. Je suis de très près l’évolution de l’écriture des épisodes, pour que les histoires restent ancrées au plus proche de la réalité. Il est vrai qu’à la brigade de protection des mineurs, certaines histoires sont vraiment insupportables.

Avec votre société de production Papillonnons, avez-vous d’autres projets de fictions ?
J’ai la chance de pouvoir faire des choix dans mes activités, très complémentaires. Toutes me nourrissent et me permettent de garder une effervescence intellectuelle. Je ne me sens pas «installé». Aujourd’hui, je me concentre sur Léo Mattéï pour lequel il y a tant à faire. Loin d’une logique industrielle, je me considère plutôt comme un artisan, privilégiant la qualité à la quantité.