Jean-Pierre Pernaut: Les déclarations surprenantes de Jacques Legros sur J-P

  • Valerie Hommez
  • 12, mai 2020 à 14h26

Jacques Legros révèle ses relations de travail avec Jean-Pierre Pernaut. Interrogé par Philippe Vandel pour Europe 1, ce jeudi 7 mai, Jacques Legros s’est confié au sujet de sa relation de travail avec son collègue Jean-Pierre Pernaut. Jean-Pierre Pernaut, qui est le présentateur du célèbre Journal Télévisé de TF1 depuis plus de 30 ans, travaille en duo avec Jacques Legros qui le remplace occasionnellement, durant ses vacances, depuis 22 ans.

Depuis le début du confinement dû la pandémie du Covid-19, Jean-Pierre Pernaut, lui, a décidé de ne plus venir sur les plateaux de tournage et laisse la place à son collaborateur Jacques Legros, bien qu’il intervienne néanmoins durant l’édition de 13 heures.

Jacques Legros, 64 ans, a fait ses débuts à la radio, puis après un passage sur RTL et LCI, il a été choisi pour devenir le joker de Jean-Pierre Pernaut en 1998.

Les deux hommes communiquent rarement entre eux, et tout se passe par l’intermédiaire de la rédaction du journal télévisé : “C’est déjà un énorme travail de pouvoir sortir un 13 heures de cinquante minutes tous les jours”, a-t-il d’abord expliqué. “Donc, on n’a pas un quart d’heure à discuter avec Jean-Pierre, on sait quelle est sa partie et puis, avec l’équipe de rédaction, on lui a fourni un certain nombre de sujets, je n’ai pas à intervenir dans ces choix-là”, a-t-il poursuivi. De toute évidence, Jacques Legros reste à sa place de Joker.

Il s’était déjà confié en ce sens sur leur relation, lors d’un entretien avec TV Magazine : “Entre nous, on ne s’appelle jamais pour se faire des remarques sur le journal, …, c’est normal. Si on se méfiait du travail de l’autre, on n’aurait jamais tenu vingt ans ensemble”.

Jacques Legros, c’est l’éternel second couteau de Jean-Pierre Pernaut, mais c’est aussi une belle complicité qui s’est installée au fur et à mesure des années entre les deux hommes, jusqu’à se promettre d’aller jusqu’au bout de leur carrière mutuelle. En effet, Jacques avait déjà annoncé dans les médias : “Avec Jean-Pierre, on se concerte beaucoup et on arrêtera ensemble. Mais ce n’est pas encore d’actualité”. Contrairement à ce que l’on pourrait penser ou aux idées reçues, il n’y a jamais eu de compétition entre les deux hommes, et chacun reste à sa place. Leur rapport est cordial et professionnel. “Très vite, je suis allé voir Jean-Pierre Pernaut pour lui dire que je ne chercherais jamais à lui piquer sa place”.

Malgré le déconfinement annoncé pour ce lundi 11 mai, Jean-Pierre Pernaut semblerait ne pas revenir tout de suite sur les plateaux de télé pour présenter son célèbre JT de 13 heures. En effet, le journaliste qui avait été opéré d’un cancer de la prostate en 2018, a souhaité prendre toutes les précautions nécessaires afin de se protéger du corona virusen installant à son domicile un plateau provisoire. Depuis chez lui, dans les Yvelines, il intervient donc depuis le 11 mars dernier en direct sur le JT, et a laissé la main à Jacques Legros.

L’illustre journaliste souhaiterait donc, durant ce déconfinement annoncé, jouer la carte de la prudence et privilégier sa santé. Il poursuivra donc ses interventions en télétravail pour quelques semaines de plus.

Jean-Pierre Pernaut, qui avait déjà d’ailleurs poussé un coup de gueule dans un de ses JT en protestant contre les mesures de déconfinement du gouvernement et des personnes et foules qui déjà sortaient sans se protéger lors du confinement, continuera donc, non sans surprise, à prendre ses propres mesures de précaution.

Propos appuyé par un porte-parole de la chaîne du journal : “À TF1, il n’y aura pas d’effet 11 mai. Notre sortie de confinement sera progressive, car le virus continue de circuler. Lundi, il y aura peu de salariés supplémentaires dans nos locaux. Ceux qui le peuvent sont toujours invités à télétravailler”.
C’est Jacques Legros, aux commandes du JT depuis 9 semaines maintenant qui continuera de présenter les informations de 13 heures.

Le journaliste de 70 ans proposera son nouveau programme quotidien “13 heures avec vous”. Un nouveau rendez-vous sur divers sujets concernant la vie quotidienne des Français. Depuis chez lui, il présentera dès ce lundi 11 mai, les marchés régionaux, qui devraient ré-ouvrir progressivement selon les mesures de déconfinement établies par le gouvernement Macron.

Si Jean-Pierre Pernaut est capable de monter au créneau, Jacques Legros, lui aussi a profité de cette interview pour revenir sur son coup de gueule contre la Poste durant le confinement, et ses propos qui avaient créé quelques polémiques de la part des postiers eux-mêmes.

En effet, lors de la présentation de son journal télévisé, le 17 avril dernier, il avait exprimé très clairement son mécontentement concernant les services de la Poste, dont il accusait certains manquements à leur mission de service public. “Venons-en au scandale de La Poste. Bureaux fermés, ouverts quelques heures par jour au mieux, absence de personnel et mépris des clients qui font des queues interminables sur les trottoirs, en termes de service public, on a connu mieux, n’en déplaisent aux responsables qui affirment faire un effort,” avait-il alors balancé en plein direct.

Il avoue avoir reçu quelques plaintes, à la suite de sa prise de parole : “J’ai reçu beaucoup de plaintes de postiers et je les comprends. L’immense majorité d’entre eux faisait ce qu’elle pouvait”.

Il a alors expliqué :

“J’attendais un paquet dans une grande Poste à Paris. J’étais sur le trottoir, dans la file puisqu’il fallait filtrer les gens. J’avais autour de moi des personnes âgées avec des cannes, les gens avaient attendu pendant une heure, une heure et demie sans voir jamais personne dans la file demander si cela était urgent pour eux. Et puis à 15h58, on a fermé la grille sur les mains des gens. Les gens pleuraient, il y avait une dame âgée qui attendait des médicaments. À l’intérieur personne ne jetait un coup d’œil dehors”.

Jacques Legros avoue qu’il était sous le coup de la colère, et nuance ses propos : “J’étais très en colère et j’ai dit “tant pis pour les postiers mais moi je dois défendre ces gens qui n’ont pas la capacité de se défendre”, «Je l’admets, j’ai été un peu sévère. “Le scandale de La Poste“, il ne fallait pas le dire. C’est évident », reconnaît-il, tout en précisant qu’il ne s’était pas « fait taper sur les doigts » par sa direction.

En définitive, les deux présentateurs du journal de TF1, semblent vraiment sur la même longueur d’onde quand il s’agit d’émettre des critiques sur la gestion de la crise.