Karim Zeribi : le chroniqueur de C8 est mis en cause pour abus de confiance et abus de biens sociaux

Karim Zeribi : le chroniqueur de C8 est mis en cause pour abus de confiance et abus de biens sociaux

  • Marie P.
  • 8, juillet 2020 à 13h35

C’est devant le tribunal correctionnel de Marseille que Le chroniqueur de C8 Karim Zeribi se retrouve pour soupçons d’abus de confiance et d’abus de bien sociaux. Il pense être victime d’un “complot politique ».

Ça ne va pas fort pour le chroniqueur de Cyril Hanouna, Karim Zeribi. En effet, l’éditorialiste et élu marseillais comparaît depuis ce lundi 6 juillet devant le tribunal correctionnel de Marseille, comme l’ont relayé de nombreux médias.

 C’est l’AFP qui a fait part de ces faits concernant le chroniqueur de C8 et CNews, dont le mandat de conseiller municipal dans la cité phocéenne sous la bannière Europe Ecologie Les Verts vient de se terminer.  Il “est soupçonné d’avoir détourné à des fins politiques personnelles des sommes provenant de subventions versées à des associations » explique  l’agence de presse.

C’est maître Michel Pezet qui défend Karim Zeribi, accusé « d’abus de biens sociaux et abus de confiance ». Il va d’ailleurs plaider la relaxe de son client.

Ce dernier, parle d’un “complot politique ».

Karim Zeribi a monté l’association Agir Pour la Citoyenneté en 2001 et l’a dirigée jusqu’en 2006, date à laquelle il en quitte la direction pour se consacrer à la politique.

En juin 2012, le parquet de Marseille a reçu une missive anonyme dénonçant des emplois fictifs au sein de cette association.

Une longue enquête a été mise en place : “la juge d’instruction a conclu à “une confusion des genres entre le milieu associatif et l’intérêt politique de ses campagnes, le premier finançant le second”, explique l’AFP.

Karim Zeribi est accusé par l’association d’avoir utilisé une partie des subventions versées à APC en 2008 pour “financer un sondage sur [sa] notoriété, des outils de communication à son service” ou encore “le loyer de son association Nouvelle France“. 

Ainsi, une part importante des subventions versées entre 2007 et 2009 à l’association APC, plus de 86.000 euros, aurait servi les intérêts politiques exclusifs de l’élu, “au lieu de mettre en contact employeurs et jeunes des cités pour favoriser leur insertion professionnelle » explique l’association.

“Il y a des témoignages à charge mais autant à décharge qui doivent être pris en compte”, affirme quant à lui côté Michel Pezet, l’avocat de Karim Zeribi.

LE chroniqueur de C8 et CNews comparait aux côtés de cinq autres personnes, parmi lesquelles Driss Aït Youssef, docteur en droit public, directeur d’un institut de formation, poursuivi pour complicité d’abus de confiance.

Aux yeux de l’avocat de Karim Zeribi,  les accusations le visant sont l’expression de rancoeurs provenant “de gens médisants et aigris car ils n’ont pas eu le poste promis en cas de victoire aux élections”.

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“Il n’y a rien de concret”, estime-t-il : Il y a des témoignages à charge mais autant à décharge qui doivent être pris en compte”.

Le procès doit se tenir jusqu’au mercredi 8 juillet.

“Je n’ai rien fait d’illégal dans ce dossier, je me défendrai au tribunal, je suis serein (…) ce dossier est un comble, on marche sur la tête”, confiait déjà l’élu en juillet 2018 à France 3 en affirmant“qu’aucune collectivité ne s’est constituée partie civile.