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La pandémie du Coronavirus fait ressortir des traumatismes populaires

  • Mieger Tristan
  • 1 août 2020

Depuis quelques mois, la maladie à Coronavirus ( pandémie ) fait des ravages dans presque tous les pays du monde. Mais si le virus est la principale cause des maux des personnes, la peur fait partie également des comportement dangereux de certains. Explications.

La peur rend fou les humains

Il faut dire que la toute jeune histoire du Covid-19 démontre des choses que l’on ne soupçonnait pas forcément. En effet, on se rend compte que les connaissances scientifiques ne suffisent pas à éradiquer entièrement un nouveau virus et que par conséquent ne suffisent pas à empêcher la création de peurs. Depuis quelques semaines on remarque que tout se passe comme si la science ne pouvait rien face à la pandémie, elle ne cesse de trouver de nouvelle interrogations auxquelles pour le moment, personne ne peut répondre. Ce manque de réponse concret a eu pour conséquence l’augmentation des peurs.

Selon une récente étude menée par l’UNICEF, l’épidémie coronavirus et le confinement qui s’en sont suivi ont affecté la santé mentale d’environ 40% des adolescents. Stressés par le fait d’être coupés de leurs amis et de l’environnement scolaire, la peur de tomber malade ou la perspective d’un futur incertain, les peurs sont nombreuses. Le professeur de psychologie Paul Slovic a démontré que les caractères potentiellement mortels (même rares), nouveaux, difficilement détectables, difficilement contrôlables par soi, et méconnus sur le plan scientifique augmentent la peur. C’est peut-être une première explication. Mais ce n’est pas la seule.

La peur et les théories du complot

Lorsqu’une personne fait face à une situation qu’elle perçoit comme un danger ou une menace, elle peut ressentir de la peur qui peut engendrer un sentiment d’impuissance et d’incapacité à agir. Mais justement, c’est ce qui entraîne à faire un peut tout et n’importe quoi : “En agissant face à l’épidémie, on restaure le sentiment de contrôle d’une situation qu’on ne maîtrise pas. Individuellement, c’est rationnel, mais le problème, c’est quand tout le monde réagit au même moment de cette façon” a déclaré Patrick Rateau, professeur en psychologie sociale. La peur va donc avoir une incidence sur nos relations sociales et peut entraîner une suspicion à l’égard d’autrui : “Avec le coronavirus, ce qui change c’est que nous ne le connaissons pas bien, nous ne pouvons pas prédire son évolution, nous sommes dans une situation d’incertitude qui attise la peur” a-t-il poursuivi.

Mais si plusieurs personnes vivent de l’anxiété, il y a ceux qui, en cette pandémie de la COVID-19, crient au complot. Internet et surtout les réseaux sociaux jouent un rôle important dans la création et la diffusion de ces fausses informations. En effet, il est plus facile de penser que ce virus a été fabriqué par des humains dans le but de susciter la peur et de vendre des antiviraux ou des masques, que de de dire qu’on ne sait pas vraiment tout sur le virus. Mais il faut faire attention à pouvoir démêler le vrai du faux, et ce n’est pas aussi simple que ça coronavirus.