Nagui / Télévision : J’ai subi de véritables humiliations…

  • Carole Roldane
  • 12, octobre 2013 à 11h25

Interviewé dans CinéTéléObs, Nagui revient sur son parcours télévisuel qui n’a pas été toujours rose comme il l’explique à nos confrères.

Demain, vous me diriez “Tu présentes un talk-show tous les soirs à 22h30, à mi-chemin entre l’interview et la déconne”, j’accours de suite ! : Nagui.

Sur l’arrêt de son émission phare « Taratata », il explique :
« J’ai essayé de réagir avec élégance. Et j’ai simplement twitté que j’étais triste. Je n’ai pas voulu verser dans la petite phrase médiatique. Du coup, l’agressivité est plutôt venue de l’autre camp. Quand vous entendez un dirigeant de France Télé expliquer, sur une radio, que l’émission s’arrête parce qu’elle coûte trop cher… 66 000 euros pour 90 minutes ! Tous les producteurs s’accordent à dire que c’est peu. Et pour cause : il ne s’agit pas de ce que “Taratata” coûtait, mais du prix auquel on vendait, ou plutôt sous-vendait, l’émission à France 2. Avec la même équipe depuis janvier 1993, on la faisait bénévolement : Gérard Pullicino à la réalisation, Patrice Cramer au son, Jean-Philippe Bourdon à la lumière et moi au micro. En tant qu’animateur, je ne prenais aucun salaire. »

Je ne cherche pas à animer absolument une émission pour pouvoir dire : “J’ai des amis dans le show-biz.” Avec “Taratata”, j’ai croisé les plus grandes stars de la musique.

Sur le monde de la télévision…
« Je ne cherche pas à animer absolument une émission pour pouvoir dire : “J’ai des amis dans le show-biz. Avec « Taratata », j’ai croisé les plus grandes stars de la musique. Et puis j’ai déjà eu ce syndrome : quand je présentais “Nulle Part Ailleurs” au Festival de Cannes, j’étais un dieu vivant. Et après avoir été viré de Canal+, pendant deux ans, personne ne répondait plus à mes appels, acteurs ou patrons de chaîne. Parfois, j’ai subi de véritables humiliations comme attendre pendant des heures devant la porte du bureau d’un directeur de programmes, avec mes projets sur les genoux, pour m’entendre finalement dire qu’il n’avait pas le temps de me recevoir. Mais c’est la règle du jeu : quand tu n’es plus dans la grille des programmes, on ne te prend plus au téléphone ; et puis quand tu es de retour, on te rappelle. Il faut avoir beaucoup de recul, se dire que la roue tourne dans les deux sens : au top on peut aller en bas, et ce n’est pas parce qu’on est en bas qu’on ne sera jamais au top. Mais avoir la lucidité quand on est en haut, c’est plus rare… »

Plus de news télé avec LDpeople.com Sophia Aram a reçu le soutient et les encouragements de Nagui pour ses difficultés avec son émission “Jusqu’ici tout va bien”.