Omar Sy veut garder les « pieds sur terre » (Interview RTL)

Ce matin dans « Laissez-Vous Tenter » sur RTL, Omar Sy bientôt a l’affiche de « Samba » (le 15 octobre 2014 ) avec Charlotte Gainsbourg, Tahar Rahim et Izïa Higelin s’est laissé aller à quelques confidences :
« J’ai rencontré des « Samba » (des sans papiers) pour le film afin d’affiner mon rôle, discuter avec eux« .

A la question de savoir si son statut a changé sur un plateau de cinéma, Omar Sy répond :
« Oui, je pense qu’on me considère autrement. Si cela me gêne ? Ce la dépend des endroits. En tout cas, sur le plateau de Eric (Eric Toledano) et d’Olivier (Olivier Nakache -les réalisateurs du film « Intouchables »-), rien n’a changé. Dès le premier jour de tournage de « Samba », avec Eric et Olivier nous avons repris nos habitudes…Comme si de rien n’était. Maintenant je suis « Monsieur Sy », avant j’étais Omar…(Rires)« .

Sur ses « envies » d’Hollywood : « Après tout ce qui s’est passé (le succès), le danger pour moi c’était la peur d’avoir la grosse tête, d’être contaminé. J’ai envie de garder les pieds sur terre. Il faut prendre les choses de loin, et il ne faut pas gâcher ce cadeau. Partir, m’a permis de prendre du recul, de voir « ça de loin. En quelque sorte oui, les USA c’est pour faire baisser la pression« .

Bientôt, Omar Sy sera dans le film « Chocolat » de Roschdy Zem un biopic adapté de la vie du clown Chocolat adapté du livre de l’historien Gérard Noiriel.

Sur son départ à Beverly Hills, il explique : « Lorsque je suis à Beverly Hills, je pense souvent à Trappes ! Je ne peux pas oublier ça. Même à Los Angeles, quand je me balade, y a du « Trappes là-dedans » ! C’est pour ça qu’on apprécie encore plus, je suis conscient. Souvent, ce que je fais c’est d’écouter des musiques que j’écoutais à Trappes, cela me rappel des moments précis de ma vie« .

Lorsqu’Yves Calvi lui fait remarquer que la France traverse une grave crise économique, politique, psychologique et identitaire, Omar Sy répond :
« Je trouve que le moral des Français est très moyens…On le sent quand on traverse la France. On parle souvent de ce qui ne va pas, mais je reste optimiste. Je parle souvent de foi. On a des désillusions par rapport à ce qui se passe politiquement et économiquement. On est déçus, découragés. Mais ce pays, c’est nous aussi. On peut faire les choses ensemble. A nous de jouer ! ».