Pascal Obispo: une étape super difficile qu’il a dû surmonter et qui l’a fait « énormément souffrir »

A 56 ans, Pascal Obispo n’a plus besoin de prouver son talent. Mais il tient aujourd’hui à révéler que les souffrances de son enfance l’ont poussé à s’en sortir. Comme un moteur créatif.

Pascal Obispo : son douloureux passé l'a fait "beaucoup souffrir" mais aussi avancé. “Je suis profondément résilient ”
@PJB/SIPA

Après avoir rafflé tous les succès auprès du grand public, Pascal Obispo a annoncé une grande nouvelle à ses fans. En effet, l’auteur-compositeur et coach de The Voice se démarque aujourd’hui en lançant sa propre plateforme, « Obispo All Access ».

A l’occasion de cet événement, l’artiste s’est ainsi entretenu avec nos confrères de Soir Mag. Ces derniers ont notamment voulu savoir si Pascal Obispo voulait utiliser ce nouveau projet pour « faire la différence » et « compter »

Délaissé depuis sa tendre enfance

« Ce qui m’a animé un temps, c’est de ne pas avoir assez compté pour certaines personnes, dans mon enfance et puis au début de ma carrière.”, a ainsi lâché le principal intéressé. “Il y a des moments où ça a pu me faire souffrir, beaucoup », a-t-il ensuite ajouté.

“J’ai trouvé un plan B. »

Mais aujourd’hui, Pascal Obispo fait fi du passé. Pour une raison bien simple : ses fans lui ont tendu la main pour s’en sortir. « Comme je suis profondément résilient et que j’ai eu la chance d’être recueilli par le public, j’ai trouvé un plan B. La résilience, ce n’est que ça : avoir toujours un plan B. Toute ma vie, j’ai utilisé ma souffrance pour fabriquer des choses« , a-t-il en effet confié. Grâce à ses fans mais également à sa femme Julie Hantson, à ses amis, comme Florent Pagny, Pascal Obipso a su se reconstruire et se construire.

 

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“Une insulte à la musique et à la créativité  ».

Aujourd’hui, il se sent assez fort pour avancer sans maison de disque. « Je ne vois pas à quoi me servirait une maison de disques… à me limiter en me disant qu’il faut sortir un album tous les deux ans et demi ? C’est une insulte à la musique et à la créativité  », explique-t-il à Soir Mag.

Une plateforme à explorer de fond en comble !

« Maître du bateau, libre dans le tempo et l’éclectisme », il a concocté pour ses fans des morceaux inédits mais aussi des lives jamais diffusés ou encore des documentaires, des clips, des BD, des masterclass… Bref, il n’y a pas de quoi s’ennuyer sur cette plateforme.

L’artiste a prévu de partager chaque vendredi de nouveaux contenus. Et le plus impressionnant, c’est le prix de l’abonnement. Au sein de la rédaction de LDpeople, on a trouvé ça complètement renversant. En effet, pour le prix d’une place de concert, on a accès à cette plateforme « Obispo All Access » pendant un an. Le rêve !

 

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« L’idée, c’était de se retirer (du modèle classique avec une maison de disques) pour ouvrir le champ des possibles  », indique-t-il ainsi. En 2020, Pascal Obispo perdait l’un de ses amis proches, le chanteur Christophe. « La vie est tellement courte  », admet-il aujourd’hui. Et de poursuivre : « Christophe, je lui avais fait écouter des morceaux électro et je lui avais montré l’ergonomie de la plateforme, il trouvait ça fantastique, il ne pouvait qu’adorer ça, il a toujours été indépendant  ».

“J’ai mis tous mes sous là-dedans”

Et s’il y a un point important que le chanteur entend bien défendre, c’est le prix d’entrée de sa plateforme. « J’ai mis tous mes sous là-dedans. Si je voulais gagner de l’argent, je n’aurais pas fait comme ça. Je me fabrique un endroit de liberté », insiste l’auteur de Lucie. « Mais je ne suis pas une multinationale. Si je dois m’arrêter parce que ça ne marche pas assez. Au pire, je peux faire un album tout seul. Car je sais jouer de tous les instruments. », ajoute-t-il en rigolant

“Je fais travailler dix fois plus de monde qu’une maison de disques”

« Les plateformes (de streaming) ont donné l’illusion de la gratuité de la musique. Mais elle ne l’est pas. Je fais travailler des musiciens, des techniciens, mixeurs, ingénieurs, des graphistes, etc. Je fais travailler dix fois plus de monde qu’une maison de disques (rires). ». « Les maisons de disques ont des stagiaires. Moi je travaille avec des professionnels à temps plein. Qui ont besoin d’être rémunérés. On l’a vu dans cette période de pandémie. », conclut-il, serein.

Si vous voulez en savoir plus sur la plateforme « Obispo All Access », voici l’interview que Pascal Obipso avait également accordée à Europe 1 sur le sujet :

 


Alix Brun

Alix Brun

Passionnée de rédaction, je m’intéresse à tous les sujets qui animent l’actualité française et mondiale. Rédactrice web de profession, j’ai à coeur d’informer le lecteur de la manière la plus précise possible, tout en offrant une information qualitative. Pigiste pour LDPeople, j’ai également pour but de contribuer à un canal d’information distinct des grandes rédactions journalistiques omniprésentes sur le web, offrant ainsi un point de vue différent sur notre actualité quotidienne.