Rentrée des classes: voici à quoi ce préparer à vivre pour une entrée d'école sous Covid-19 !

Rentrée des classes: voici à quoi ce préparer à vivre pour une entrée d’école sous Covid-19 !

  • Valerie Hommez
  • 19, août 2020 à 17h40

Rentrée des classes: Encore une quinzaine de jours, et ce sera la rentrée scolaire de septembre. Un retour à l’école qui se prépare de bien différentes manières par rapport aux autres années. Le gouvernement semble travailler sur le sujet depuis quelques semaines, et le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, annonçait le 27 juillet dernier dans une interview sur France Inter, ” L’objectif est d’avoir une rentrée normale “.

Une annonce qui était faite bien avant que les chiffres de la pandémie du covid-19 ne recommencent à augmenter et qui laissent encore planer de grande incertitude sur le déroulement des événements. Néanmoins, afin que cette rentrée scolaire se déroule dans les meilleures conditions possibles, plusieurs plans ont été élaborés pour faire face aux différentes situations qui pourraient se présenter.

Rentrée des classes: Le premier scénario envisagé est un accueil maximal avec un protocole remanié impliquant des gestes barrières et le port du masque. Le second scénario est celui d’une circulation active du virus. Dans ce cas, les établissements scolaires seraient exactement dans la même situation et rencontreraient les mêmes difficultés que durant la période du déconfinement, c’est-à-dire que l’accueil des élèves serait limité, le protocole sanitaire serait évidemment très strict et des cours à distance seraient dispensés.

Rentrée des classes


Le troisième scénario, que personne n’ose imaginer, est celui d’une circulation très active du virus. Ce qui équivaudrait à dire qu’il s’agirait d’un nouveau confinement sévère et la fermeture des écoles des collèges et des lycées. Mais comme annoncé récemment par le gouvernement, le projet d’un confinement général et national semble être écarté. Donc, il en serait de même pour les écoles, qui pourraient être, elles aussi, complètement fermées si elles se trouvaient dans une zone géographique mise en quarantaine.

Tous les niveaux de pouvoirs ne souhaitent en aucun cas que cela se produise, car les conséquences de telles mesures ont montré le résultat en fin d’année dernière. Selon une étude, 5 à 8 % des élèves, c’est-à-dire près de 500 000 enfants, seraient en décrochage scolaire. Jean-Michel Blanquer travaille donc avec l’aide des maires, les chefs d’établissement, les enseignants et les parents pour étudier la situation au jour le jour.

Rentrée des classes: Pour le ministre de l’Enseignement, il existe une priorité qui serait le diagnostic du niveau de connaissance des élèves à la rentrée. Ce diagnostic serait même systématique pour les élèves de CP, CE1 et 6e. ” Nous allons rattraper le retard pris pendant le confinement. Grâce à plusieurs centaines de milliers d’heures supplémentaires en septembre et octobre, pour que le niveau soit atteint ” expliquait Jean-Michel Blanquer. ” Je suis très attentif, et à la lutte contre les inégalités et à la hausse du niveau général, dont l’objectif n’est pas de baisser les exigences, mais de lisser davantage les choses ” expliqua-t-il, à ceux qui auraient eu des doutes sur le niveau que les élèves auront l’année prochaine. Il promet même des dispositif d’aides personnalisées qui permettront aux enseignants de consolider les fondamentaux des élèves.

Une rentrée qui se prépare activement en suivant notamment les recommandations du Haut Conseil de la santé publique émises dans un avis rendu le 7 juillet. Aujourd’hui, si l’évolution de l’épidémie ne s’accentuait pas, certaines mesures pourraient être allégées, comme la fin de la distanciation physique dans les cours de récréation et dans les salles de classe, l’accès au jeu extérieur et le partage d’objets autorisés.

Rentrée des classes: Mais, bien évidemment, le port du masque restera obligatoire pour les élèves de plus de 11 ans. Un protocole qui pourrait néanmoins être renforcé si les cas de covid-19 venaient à se développer de manière exponentielle aussi bien niveau régional qu’au niveau national. Depuis le début de confinement en mars dernier, de nombreux enfants n’ont jamais repris le chemin de l’école et cette rentrée s’annonce donc comme historique.

Dans la circulaire qu’il a publiée et dans les explications qu’il donnait sur celle-ci, le ministre de l’Éducation assurait que “ Tout était envisagé aujourd’hui, mais nous nous mettons en situation de répondre à toute éventualité, notamment au cas où il y aurait une deuxième vague, qui peut intervenir largement après le mois de septembre. Si cela devait arriver, nous avons un plan de continuité nationale et dans le pire des cas, par l’enseignement à distance, pour lequel évidemment nous continuerons à nous améliorer » expliqua-t-il lors d’un déplacement dans un lycée parisien ce vendredi dernier.

Il existe donc selon le ministre un plan extrêmement détaillé de points : ” Notre objectif est évidemment d’assurer au mieux la scolarité de tous les élèves, l’objectif prioritaire de cette rentrée et d’établir un cadre serein propice aux apprentissages. Il y a la reprise de la vie collective. Il s’agit de résorber les écarts qui ont pu naître de cette crise sanitaire, ce qui est implique d’identifier les besoins propres à chaque élève et d’y répondre de manière personnalisée “.

Du côté des élèves, si certains se réjouissent de retrouver leurs camarades dans quelques jours, d’autres seront peut-être plus nerveux à l’idée de reprendre un programme qu’ils ont abandonné depuis plusieurs mois. Mais visiblement, les équipes éducatives seront dotées de moyens pour gommer certaines disparités, selon les propos tenus par Jean-Michel Blanquer. Encore faudra-t-il que les directeurs d’établissement et que les professeurs disposent du temps nécessaire et du matériel pédagogique pour réussir ce challenge. S’il avait été évoqué la possibilité d’une enveloppe spéciale pour pallier au manque de moyens informatiques dans certaines écoles, à ce jour certaines directions affirment n’avoir aucune nouvelle de ces ordinateurs qui devaient arriver ou des budgets débloqués à cet effet.

C’est donc une rentrée scolaire pleine d’interrogations qui s’apprête à commencer d’ici quelques jours, à laquelle bien évidemment tous les intervenants, mais aussi le gouvernement seront très attentif. Le déroulement des événements dépendra également de l’évolution des cartes de la pandémie du covid-19 qui pourrait complètement changer la donne.

Sur le site web du ministère de l’Éducation nationale et de la Juventus et des Sports, il est possible de retrouver cette circulaire émise le 10 juillet 2020. Il s’agit d’un texte qui, selon le titre, est adressé ” Aux recteurs et aux rectrices de la région académique, aux recteurs et aux rectrices d’académie, aux inspecteurs et inspectrices d’académie, directeurs et directrices académiques des services de l’éducation nationale (…) “, à tous les chefs d’établissement en général et aux professeurs.