Rugby…France/Irlande sur France 2 : Fabien Galthié en interview (Lire)

  • Carole Roldane
  • 26 janvier 2016

Le samedi 13 février à 14 h 50 sur France 2 vous pourrez suivre le match de Rugby France/Irlande, match comptant pour le Tournoi des 6 Nations et qui est l’occasion pour le XV de France de redorer son blason.

Pour leur seconde sortie, les hommes du nouveau sélectionneur Guy Novès devront en découdre avec l’Irlande. À vivre en direct et en exclusivité, avec les commentaires de Matthieu Lartot et Fabien Galthié et les interventions, en bord de terrain, de Clémentine Sarlat.
Fabien Galthié, consultant de la rencontre pour France 2, aux côtés de Matthieu Lartot, évoque les chances des tricolores, parle de cette rencontre :

Après l’épisode décevant de la Coupe du monde, que peut-on attendre du XV de France ?
Fabien Galthié : C’est un grand point d’interrogation. Nous entrons dans une nouvelle ère, avec de nouveaux joueurs et surtout un sélectionneur ayant une nouvelle vision des choses. Tout devrait changer. Guy Novès va se baser sur ce qu’il a réalisé au Stade toulousain pour imprimer sa patte et son savoir-faire à ce XV de France. Le style toulousain se traduit par un jeu dynamique, axé sur les mouvements et les passes.
Le nouveau sélectionneur va probablement s’inspirer de cette culture de jeu entreprenante. Mais il est encore trop tôt pour se projeter et préjuger du niveau de l’équipe. D’autant que pour l’heure, il n’y a que peu de communication quant au futur système de jeu des Bleus. On imagine que celui-ci va profondément évoluer mais la préparation de l’équipe étant très confidentielle, il faut donc attendre pour savoir.

Un changement de sélectionneur peut-il suffire à redresser la barre ?
Je crois que c’est plutôt un avantage d’arriver après un échec, car personne ne vous attend. Le public reste traumatisé après l’épisode de la Coupe du monde. Guy Novès arrive comme étant l’homme providentiel qui a des idées fraîches et nouvelles. Cela constitue un réel avantage.

Au-delà du nouveau sélectionneur, le rugby français a-t-il les moyens (en termes de qualité de joueurs et de fierté) de se reconstruire ?
Nous disposons de joueurs qui officient chaque week-end dans un excellent championnat qui se nomme le Top 14. Cette compétition est critiquée car beaucoup d’étrangers y évoluent. Ce qui au regard de certains bloquerait les opportunités des tricolores. Mais il ne faut pas oublier que cela contribue avant tout à renforcer le niveau général des matches et donc celui de nos joueurs. Par ailleurs, il y a tout de même une moitié de Français qui évoluent dans chaque effectif ou, du moins, un tiers. Cela représente pas moins de 150 joueurs potentiellement sélectionnables. L’équipe dispose donc d’un réservoir correct.

Que dire du groupe retenu ?
Il s’agit d’un groupe très cohérent. Au cours de la compétition, des leaders vont se révéler, mais il est trop tôt pour savoir lesquels. En tout cas, il faudra suivre des nouveaux venus comme le petit Paul Jedrasiak, Wenceslas Lauret ou Maxime Machenaud. Ce sont autant de joueurs sur lesquels reposent désormais le sort de l’équipe. Mais n’oublions pas non plus les anciens comme François Trinh-Duc, Yoann Maestri, Rabah Slimani, Eddy Ben Arous. Grâce à leur vécu, ceux-ci pourront apporter de la confiance supplémentaire. Le groupe devra continuer à s’appuyer sur eux.

Que peut-on espérer face à l’Irlande et plus globalement de ce tournoi ?
On peut espérer de belles performances. On a un très bon calendrier avec une ouverture en douceur contre l’Italie. Face à L’Irlande, l’équipe devra nécessairement élever son niveau de jeu, sachant que cette formation nous a battus à la Coupe du monde (9-24, le 11 octobre dernier). Mais cette fois, la France aura l’avantage de jouer chez elle.
L’équipe va avoir besoin de temps pour se trouver et apprendre à jouer ensemble. Mais cela sera aussi le cas de ses adversaires. Au lendemain d’une Coupe du monde, toutes les équipes connaissent une phase de transition. Nous avons donc aucune raison de nous sentir moins compétitifs que nos rivaux.

Quels matches devraient assurer le spectacle ?
Tous ! La magie du tournoi, c’est qu’il n’y a pas un match joué d’avance. Il se passe toujours des choses improbables. Chaque équipe aura cinq matches à jouer et chacun réservera un scénario et un épilogue exaltant.

Vous semblez toujours aussi à l’aise dans votre rôle de consultant…
Cela va faire mon 11e Tournoi des 6 Nations derrière un micro. Grâce à ce rôle de consultant, je vis ma passion d’une manière différente. Redécouvrir ces pays britanniques, si riche en tradition, est un pur bonheur. Je vais ainsi au plus profond de mes racines de rugbyman et de ma passion. Il y a dans une épreuve comme le Tournoi des 6 Nations une dimension culturelle formidable, qui surpasse le simple cadre sportif. Cela rend véritablement cette compétition unique.

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