Tweet polémique / Stéphane Guillon : “La limite du rire pour certains musulmans c’est le prophète, pour twittos c’est Dropped et les Airbus”

  • Carole Roldane
  • 4 avril 2015

Invité par Daphné Bürki dans “Le Tube” ce jour sur Canal+,  Stéphane Guillon est revenu sur la polémique qu’il a suscité après son tweet fait suite au crash de l’A 320 de la compagnie GermanWings : “On me dit que l’airbus de la compagnie GermanWings avait été affrété par TF1 pour la saison 2 de Dropped. C’est une connerie ?“.

La limite du rire pour certains musulmans c’est le prophète, pour vous twittos c’est Dropped et les Airbus” : Stéphane Guillon.

Voici sa lettre lue dans “Le Tube” :
Stéphane Guillon :
“Mes chers twittos”
Il paraît que mon tweet sur le crash de l’A320 vous a rendu furieux. Je l’ai fait trop tôt, mea culpa. Si vous regardez l’heure de mon tweet, l’avion venait tout juste de tomber. Or, un crash pour commencer à plaisanter, le délai c’est 8 jours…
Bon, ça dépend des compagnies… Air Gabon, Air Asia : Vous pouvez plaisanter très vite ; Air France : faut attendre : ça nous touche directement. Faut attendre. Bon, là c’était un airbus allemand, mais il est tombé chez nous. Quelques kilomètres de plus sur la droite, il tombait en Italie, c’était moins sensible. Mais, du coup François Hollande qui adore tout ce qui est malheurs, catastrophes, attentats, se serait emmerdé pendant 8 jours. Le malheur des uns, hein… (rires)
Bon, en humour noir, le contexte est très important : s’il y a des bébés à bord, le délai passe à 6 mois.  Des bébés siamois : 1 an.  Même s’ils se séparent pendant le crash : 1 an.
Deuxième erreur d’appréciation : J’ai cru qu’on pouvait rire de tout. Qu’il fallait rire de tout, de peur qu’on soit obligé d’en pleurer, comme nous étions 4 millions dans les rues il y a 3 mois pour défendre la liberté d’expression, j’ai cru que je pouvais. La limite du rire pour certains musulmans, c’est le prophète. Pour vous twittos, c’est Dropped et les Airbus. A quoi ça tient, la sensibilité !”
A bientôt chers Twittos.” : Stéphane Guillon.