Voix légendaire du foot à la radio, Eugène Saccomano est décédé

  • Carole Roldane
  • 8, octobre 2019 à 10h56

Les fans de football connaissent sa voix, ses envolées lyriques, son talent et sa fougue née de sa passion pour le foot. A l’antenne, les auditeurs vivaient le match avec intensité grâce à son talent derrière le micro. Ex-directeur des sports d’Europe 1, Eugène Saccomano avait rejoint RTL de 2001 à 2012.

Passionné d’écriture

C’est comme journaliste au ‘Provençal’ qu’il démarre sa carrière, puis comme correspondant d’Europe 1 dans le Sud de la France pour ensuite monter à Paris et rejoindre la rédaction parisienne. Ce qu’on sait moins d’Eugène Saccomano, c’est sa passion pour l’écriture. Écrivain, il a par exemple écrit le livre “Bandits” dont a été adapté le film “Borsalino” de Jacques Deray avec Jean-Paul Belmondo, Alain Delon, Andre Bollet et Michel Bouquet ! Il avait aussi consacré des ouvrages à Jean Giono et Céline.
Sur franceinfo il y a 5 ans, il avait expliqué : “Beaucoup de gens me prennent pour un con, pour un footeux qui ne comprend que le foot dans la vie, qui est un maniaque des tribunes de presse. Je le suis, mais j’adore la littérature aussi. Le plaisir que j’ai, c’est de découvrir de nouveaux livres“.

C’était un homme d’une grande élégance (Noël Le Graët)

Sur Europe 1, le président de la Fédération française de football Noël Le Graët a salué son confrère : “Eugène, c’était une voix, la voix du football, la voix du sport. J’avais pour lui, nous avions pour lui à la Fédération, la plus grande estime, parce qu’il commentait toujours avec fougue, avec talent. C’était toujours quelqu’un de très gentil, dans le bon sens du terme. Quelqu’un qui aimait le sport, et le football en particulier. Donc pour nous c’est une voix, mais c’était aussi un homme d’une grande élégance“.

Sur ‘CNews’, Bernard Tapie a rendu hommage à Eugène Saccomano : “C’était un mec extraordinaire, on a l’habitude d’encenser les gens quand ils meurent mais lui il l’était vraiment… Il avait d’abord une très grande compétence. Il était toujours optimiste. On était si proches l’un de l’autre (…) Y a tellement de choses que j’ai vécues avec lui que je suis incapable d’en ressortir une en particulier si ce n’est qu’il déconnait tout le temps. Il était l’incarnation de ce qu’on dit, faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux“.