Xavier Bertrand sur Hollande : La machine à taxer est encore là, il va continuer ! Il se moque du monde” (INTERVIEW)

  • Carole Roldane
  • 7, novembre 2014 à 12h06

Ce matin dans Europe 1 Matin, Thomas Sotto recevait Xavier Bertrand qui est notamment revenu sur la prestation de François Hollande hier soir sur TF1…

Sur les déclarations de François Hollande :
Je suis comme les Français, je ne suis certainement pas rassuré. Pas de nouveaux impôts, vous y croyez ? François Hollande continue à jouer sur les mots. Pas de nouveaux impôts ? Alors  que le prix du gazole va augmenter au 1er ; on sait maintenant que les résidences secondaires pourront être taxées… Une hypocrisie totale ! Il se moque du monde, il se moque des Français ! La machine à taxer est encore là, il va continuer (…)Il n’a pas été clair, il n’a pas été convaincant, plus personne ne lui fait confiance.

François Hollande a dit au sujet du 21 avril “ce qui s’est produit peut se produire à nouveau”. Avec un PS faible, ça vous arrange ?
Le sujet n’est pas seulement de gagner en 2017 mais d’avoir la confiance nécessaire, la vision pour la France, le soutien populaire pour réformer en profondeur notre pays et le redresser. Une émission comme hier soir a bien montré le fossé entre François Hollande et les Français.

Il n’est plus légitime ? Il faut une dissolution ?
Il a été élu pour 5 ans. Ne rajoutons pas une crise politique, par posture, à la crise morale, crise économique, crise sociale. Chacun doit faire preuve de responsabilité.”

À propos des déclarations attribuées à Nicolas Sarkozy dans le livre “Ça reste entre nous, hein ?”. Vous pensez qu’il vraiment dit tout cela ? (Bon à rien, assureur, médiocre…)
Oui, évidemment, je suis sûr et certain qu’il les a prononcés. Je crois aussi qu’il l’a pensé quand il l’a dit. Ce n’est pas la première fois que des propos comme ceux-là sont rapportés. Ca traduit une différence supplémentaire entre lui et moi : le respect. J’ai du respect pour l’ancien chef de l’Etat. Je pense aussi qu’en politique, si on veut inspirer confiance, il faut de l’exemplarité. Ces phrases méchantes, cruelles, assassines, sur tout le monde…

Qui lui ressemblent ?
Il en est capable. Mais je crois qu’à force de critiquer tout le monde comme ça, une question se pose : qui aime-t-il, à part lui ?”
Il ajoute : “Nous ne nous sommes pas parlés. Certainement pas (je ne vais pas l’appeler). La façon dont il parle des uns et des autres dit beaucoup de choses sur ce qu’il pense, sur sa façon de faire. Il ne s’agit plus pour moi de m’aligner, de me mettre au service de quelqu’un, je porte mes convictions, je bâtis un projet. S’il n’y a pas un minimum de respect entre nous, nous aurons beaucoup de mal à faire autre chose que des grands discours sur notre capacité à bâtir une opposition et demain l’alternance.

À propos de l’élection pour la présidence UMP :
Pour me déterminer, j’attends de savoir qui a réellement quelque chose à dire pour transformer l’UMP en profondeur. Pour l’instant, je ne suis emballé par aucun projet. Quand ils me parleront clairement de l’avenir de ma famille politique, je me positionnerais tout aussi clairement. Pour l’instant, je reste encore sur ma faim.”

“Il y a un point auquel je tiens particulièrement : je propose le rétablissement du service national. Même sur ce sujet, François Hollande n’est pas clair et a peur de déplaire !”

“Je proposerai dans un changement institutionnel : que les politiques qui sont condamnés soient inéligibles.”

“Il faut choisir : Jeux Olympiques, Exposition universelle… Je préfère les Jeux Olympiques ! J’aimerais bien que la Mairie de Paris soit ambitieuse. Madame Hidalgo, allez-y ! Au nom des parisiens, au nom des Français, il faut le faire !”